Journée du Travail Réel · 4 novembre 2026
5 h 30, un matin froid. Je pars écouter parler du travail réel. Suivez le fil.
Prototype développé selon la méthode WYTIWYS de Brainergy
Questions ↓
Selon l’Institut du Travail Réel, le travail réel, c’est ce qui se fait, et ce qui ne se fait pas mais qui aurait pu : implicite, situé, pas facile à observer. Le travail est souvent confondu avec la prescription, la fiche de poste, le process, la procédure. Or travailler, c’est affronter ce qui échappe à la prescription.
Pour Rachida Bouaiss, le travail réel n’échappe ni à la prescription ni au contrôle, il les déborde. C’est ce qu’on se prend en pleine poire, ce qui résiste malgré les process et malgré le cadre. La notion est au cœur de 2 débats actuels. Le premier est la crise du management, quand le contrôle revient et que la confiance recule. Le second est la transformation du travail par l’IA, qui risque d’automatiser ce qu’on sait décrire et de fragiliser ce qu’on ne sait plus voir. Pour elle, le travail réel, c’est la négociation de chacun avec la règle, avec le cadre, avec la matière, pour imprimer une marque dans le réel.
Elle est restée sur sa faim. On a beaucoup parlé d’organisation, de management et de contrôle, moins du travail lui-même, souvent défini par ce qu’il n’est pas. 2 mots n’ont pas été dits : la fierté de ce qu’on réalise et la dignité de ce qu’on est. Sa conviction : sans autorité établie, pas de responsabilité incarnée, pas de valeur attribuée, pas de reconnaissance, pas de confiance.
On la traverse avec le son, en un peu moins de 5 minutes, de 5 h 30 à 15 h 30. Une chanson slam, dont Rachida Bouaiss a écrit les paroles, porte le récit : elle y cite des mots et des phrases entendus le jour J, et y dit ce qu’elle en pense. Les phrases apparaissent une à une, à côté d’un fil rubis qui avance au rythme de la voix et dessine peu à peu une forme qu’on ne découvre qu’à la fin. L’expérience se termine sur ses convictions, et l’on peut télécharger un PDF. Elle est gratuite et a été conçue selon la méthode WYTIWYS Thinking de Brainergy.
Mes convictions
Sans autorité établie,
pas de responsabilité incarnée,
pas de valeur attribuée,
pas de reconnaissance,
pas de confiance.
Merci à l’Institut du Travail Réel
pour la traversée.
À la recherche du travail réel
Journée du Travail Réel, 4 novembre 2026, Institut du Travail Réel
Ouverture
Ibrahima Fall, président et cofondateur de l’Institut du Travail Réel
Prises de parole
Conseil d’administration : Arnaud Puy, Thierry Willieme, Anne-Sophie Martenot, Jean-Claude Sac, Nathalie Sanchez, Jean-Pierre Doly
Conseil scientifique : Albert David, Thomas Coutrot, Johann Petit, Laurence Devillairs, Suzy Canivenc
Grand débat 1, animé par Jean-Pierre Doly
Cécile Lassus-Carrois (VYV), Anne-Sophie Martenot (Banque de France), Pascal Ughetto (professeur de sociologie à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée), Philippe Trimborn (Institut des Métiers d’Orange)
Grand débat 2, animé par Thierry Willieme
Aurélien Fenard (France Travail), Pierre Blanc (Athling), Laurence Devillairs (philosophe), Nicolas Blanc (ex-CFE-CGC)
Invité d’honneur
Jean-Dominique Senard, président de Renault
Par respect pour les positions de Laurence Devillairs vis‑à‑vis de l’IA, ses propos ne sont ni retranscrits ni utilisés ici.
Paroles
Rachida Bouaiss, à partir des mots et idées capturés au cours de cette presque journée complète
Restitution subjective, à partir de mes notes et des pensées qu’elles ont générées en différé temps réel dans mon esprit, et qui sont venues trouver forme et incarnation par la voix synthétique et le talent génératif des IA.
Inspiration
Charles Péguy, et le conte coréen La plus mignonne des petites souris (Éditions du Père Castor)
Musique et voix
Suno
Prototype développé selon la méthode WYTIWYS de Brainergy