WYTIWYS Thinking
Une pensée mérite parfois mieux qu’une explication.
Elle mérite une expérience.
What You Think Is What You See.
WYTIWYS Thinking est une méthode d’incarnation sensible d’une pensée exigeante : une expérience que d’autres peuvent traverser, éprouver et s’approprier.
Tout a commencé par un mouton.
Un post LinkedIn présentait les compétences clés pour 2030. Derrière, il y avait une pensée dense : un rapport entier du World Economic Forum, des dizaines de compétences, un profil de travailleur si riche qu’il devenait impossible à se représenter.
J’ai demandé à ChatGPT de m’aider à y voir plus clair. Il m’a proposé un graphique. Le graphique expliquait. Il ne faisait rien éprouver. Alors j’ai écrit :
« Dessine-moi un mouton. »
Version après version, il a été annoté, il a pris une 5e patte, il est devenu un hybride mi-animal mi-machine, puis un assemblage de 9 pièces détachées, puis un jeu.
Ce n’était pas une illustration du rapport. C’était une incarnation. La pensée était là d’abord. Mais la forme, en retour, l’a fait bouger.









- 01Un mouton.
- 02Un mouton annoté.
- 03Un mouton à 5 pattes.
- 04Un mouton démonté.
- 05Un jeu : Dessine-moi un travailleur de 2030 ↗
Nous parlons constamment de vision.Vision du dirigeant. Vision stratégique. Vision cible. Vision 2030.
Puis nous essayons de la transmettre. Avec des mots, des slides, des matrices. Des flèches, des cercles. Des pyramides. Beaucoup de pyramides.
Ce n’est pas de l’illustration.
C’est de l’incarnation.
Une pensée peut être dense, exigeante, riche en données et en signaux. Elle peut porter une conviction, une tension, une contradiction. Nous savons la raconter, la schématiser, la synthétiser. Mais transmettre une pensée ne se réduit pas à la rendre intelligible.
L’IA générative a changé l’économie de cette possibilité. Ce qui exigeait une lourde chaîne de production peut parfois prendre forme en quelques heures. La liberté de fabriquer ne dispense pas de penser : elle rend la qualité de la pensée plus décisive.
- Une pensée plutôt qu’
- un prétexte à animation Avant toute production, on doit pouvoir énoncer l’intuition fondatrice et ce qu’elle a de complexe.
- Une incarnation plutôt qu’
- une illustration Une belle maquette explique un concept. Un WYTIWYS cherche à le faire éprouver.
- Une traversée plutôt qu’
- une démonstration On entre dans le propos du consultant, on y choisit, on l’interroge.
- Une appropriation plutôt qu’
- un résultat imposé Émotion, débat, décision, plan d’action : it depends. Et heureusement.
- Une intention plutôt qu’
- une technologie spectaculaire Le média découle du propos. Une voix ou un objet peuvent avoir plus de force qu’une simulation.
Comprendre, c’est prendre avec soi.
La méthode en action.
Chaque expérience part d’une pensée, et la donne à traverser. Du plus récent au plus ancien.

I want to be a Luca de Meo
Au sortir du DO Tank Envi du 20 octobre 2026, devant le miroir, une phrase s’impose. 16 fulgurances de Luca de Meo, gravées à l’encre, à cocher si vous aussi. On dépose sa propre punchline dans la constellation des visiteurs, on tape dans la main, et l’on repart avec sa carte recto verso.

Hegel, l’Esprit prend corps
Toucher un champ de fils qui se dérobe, rencontrer une présence, essayer de la retenir pendant qu’elle s’efface, puis lier sa pensée à celles des autres. Une traversée de la lecture que Hegel donne de l’Incarnation, de la mort et de la communauté. On repart avec sa carte souvenir, composée de ses propres mots.
Les 4 dimensions.
Des invariants de conception. Pas 4 blocs chronométrés : elles se tiennent entre elles, sans ordre imposé.
PENSÉE
Une thèse, une intuition ou un diagnostic existent déjà. On en comprend la substance, les tensions, les preuves, et ce qu’on refuse de simplifier.
INCARNATION
On choisit une grammaire sensible : monde à traverser, voix, scène, simulation, objet, jeu, fiction, interface. La forme doit donner à éprouver la pensée.
TRAVERSÉE
On entre librement. On observe, on ressent, on explore, on discute, on se positionne. Seul ou à plusieurs, selon ce qu’exige la pensée.
APPROPRIATION
On repart avec quelque chose : une émotion, une compréhension, un choix, une divergence, une décision, une nouvelle question.
Concevoir : 6 questions.
Dans n’importe quel ordre. À reposer autant de fois que nécessaire.
- Quelle est la pensée à incarner ?Formuler la thèse, sa substance, ses sources, sa singularité, ses complexités et les tensions à préserver.
- Pourquoi mérite-t-elle d’être vécue ?Ce qu’une expérience rendrait sensible, et qu’une explication ne transmettrait pas.
- Qu’est-ce que quelqu’un devrait traverser ?La situation, le monde, le dilemme, la relation, l’émotion ou la conséquence à rendre tangible.
- Quelle forme serait juste ?Scénographie, médias, interactions, degré de fiction, niveau de fidélité documentaire.
- Comment pourra-t-on s’y engager ?Réagir, parler, manipuler, choisir, résister, se positionner. Toujours volontairement.
- Quelle empreinte rendre possible ou capter ?Ce qu’on enregistre, exploite, partage ou restitue. Seulement ensuite.
Ne jamais commencer par « combien de participants, combien de minutes, combien d’écrans, quel PowerPoint ? » pour en déduire la pensée.
En quoi cette forme va-t-elle permettre de vivre la pensée, plutôt que de simplement l’illustrer ?
Les 5 tests.
Des critères proposés en version 0.2, à consolider par des expériences comparées.
- SubstancePeut-on identifier clairement une pensée fondatrice, dense et singulière ?
- IncarnationLe dispositif fait-il vivre quelque chose de cette pensée, au-delà de l’expliquer ?
- Puissance sensiblePeut-on réellement en ressentir l’épaisseur, intellectuelle, émotionnelle ou corporelle ?
- EngagementPeut-on volontairement réagir, résister, choisir ou se positionner ?
- AppropriationPeut-on « prendre avec soi » quelque chose de la pensée, sans résultat imposé ?
Une problématique banale décorée d’une interface ne fait pas un WYTIWYS.
Il faut des joueurs.
« Je me méfie des idées trop sages. De celles qui tiennent gentiment dans 3 cases d’un PowerPoint. J’aime les idées qui résistent. Celles qui grattent un peu. »
On n’oblige personne à monter dans le grand huit. On donne envie d’y monter.
Ce qui relevait hier de semaines de conception devient parfois possible entre 2 cafés. Si nous pouvons fabriquer presque tout ce que nous imaginons, qu’allons-nous oser imaginer ?
Alors, on joue ?
Le manuel de méthode.
26 pages, version 0.2, octobre 2026. Tout ce qu’il faut pour concevoir un WYTIWYS, et le mettre à l’épreuve.
- L’origine du mouton
- La méthode en 10 lignes
- Les 4 dimensions
- Les 6 questions de conception
- Les 6 gestes du praticien
- Une bibliothèque ouverte de formes
- Le praticien et la machine
- Un premier retour d’expérience en salle
- Les 5 tests et leurs garde-fous
- Le mode d’emploi à donner à une IA
- ConsultTech : le conseil traversé par la technologie
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Plutôt envie de jouer ? Les jeux de Brainergy →